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Le premier exemplaire de cette étrange race, Kallibunker, est apparu dans les années 1950 en Angleterre, dans une ferme des Cornouailles. Il s'agissait d'une mutation génétique spontanée, puisque, même si son père était inconnu, sa mère, elle, était normale. Les généticiens se sont penchés sur son cas et ont décidé de le croiser avec d'autres races (british shorthair et burmese). Exporté ensuite vers les Etats Unis, il a été croisé là-bas avec des siamois et des orientaux, d'où une variante américaine plus fine et élancée. Le point commun à tous les rex cornish, c'est le poil court, fin, soyeux, il est frisé. Tout ondule, même les poils de la moustache et ceux du bout de la queue. Les yeux sont toujours ovales, et les oreilles immenses, ce qui vaut à ce pauvre rex cornish d'être raillé quand, tout petit, il a l'air d'une chauve-souris... Après cela, Anglais et Américains se disputent les autres caractéristiques. Outre-Manche, on le voit plutôt robuste, avec une tête triangulaire. Mais outre-atlantique, il tient plutôt du lévrier, tant il est filiforme, avec une tête en forme d'uf. Pas de discussion sur les couleurs. Toutes peuvent convenir. Sachant qu'aux Etats-Unis, on raffole plus particulièrement des bicolores. Quel petit comique, ce rex-cornish... Il adore faire le pitre et amuser la galerie. Son allure est déjà drôle, avec son poil frisé et ses grandes oreilles qui coiffent une tête aux grands yeux toujours étonnés. Et en plus, tout le temps de bonne humeur, il en rajoute avec des excentricités en tous genres. Très bon remède en somme pour les maîtres dépressifs. Ceci dit, le rex cornish est très docile, il se laisse promener en laisse, monte sur les épaules de son maître. Seul souci, il tombe souvent dans le péché de gourmandise. |